La plaque du jour

Aujourd'hui Mardi 10 Mars 2026, 69ème jour de l'année
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Le "fameux" jardinier du Roi Jean de la Quintinie serait né selon certaines sources, le 10 mars 1626 à Chabanais, en Charente.

Voici ce que dit José Délias dans son ouvrage sur Chabanais, concernant Jean de La Quintinie :

"Une grande famille : les "La Quintinie" habitait Chabanais depuis le XVème siècle, jusqu'à ce que l'un des leurs, François-Jules, soit élu maire de 1855 à 1860.

Beaucoup d'historiens et d'écrivains font naître Jean de La Quintinie à Chabanais. Cela est beaucoup moins sûr, car il y avait des La Quintinie un peu partout en Charente et dans la Vienne. D'ailleurs Briquet, dans son "histoire de la ville de Niort" le fait naître à Saint-Loup sur Thouet, chef lieu d'arrondissement de Parthenay en 1626 (cela aussi n'est pas sûr).

La lecture récente aux archives départementales d'Angoulême, des registres paroissiaux de Saint-Pierre 1618-1673 m'a permis de découvrir certaines références, mais il n'y a pas de naissance de Jean de La Quintinie en 1626. J'ai trouvé : un baptème en 1620, signé Jehan de La Quintinie, un baptème le 29 décembre 1630 de Pierre de La Quintinie, fils de Michel. Dans le registre paroissial de Saint-Sébastien (1641-1744), j'ai trouvé : un baptême de La Quintinie en 1642 (donc trop tard pour que ce soit Jean) et le parrain était Léonard de La Quintinie. Et puis plus loin, on retrouve le décès de Jean de La Quintinie, notaire et procureur, 45 ans, le 5 mai 1672. Signe Bouliot, prêtre. Peut-être est-ce là, l'erreur commise par certains écrivains qui firent le rapprochement entre les deux personnages, n'en faisant qu'une : le "fameux" jardinier du roi Louis XIV. "

Un village de Chabanais a pris depuis fort longtemps son nom : le village de la Quintinie. De même, une rue en face du collège, menant au cimetière Saint-Sébastien.

Jean de La Quintinie fit ses études au collège des jésuites à Poitiers. Puis il se rendit à Paris, où il fut reçu avocat. Un évènement lui changea le cours de sa vie : "Tambonneau, président de la chambre des comptes, informé des mérites du jeune avocat, lui confia l'éducation de son fils. Il fit avec son élève, un voyage en Italie. Ce magnifique jardin de l'Europe enrichit son esprit de plus de connaissances que tous les livres qu'il avait lus.

La Quintinie, à sa rentrée en France, se livra tout entier à ses expériences " (Briquet, histoire de la ville de Niort, 1832). Il fit deux voyages en Angleterre et correspondait avec beaucoup de "nobles gens". Charles II, roi d'Angleterre lui offrit des propositions, qu'il refusa. Il réalisa par contre, plusieurs jardins potagers pour les plus grands personnages du Royaume de France – Colbert, Fouquet, Condé, Mlle de Montpensier… – et Colbert le présenta à Louis XIV vers 1667 pour réaliser un potager à Versailles. En 1670, il fut nommé directeur de tous les jardins fruitiers et potagers du roi qui créa pour lui en 1673 la direction des Jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales.

En 1678, il entreprit la création du Potager du roi, près du château de Versailles, qu'il créa de toutes pièces dans un lieu auparavant occupé par un étang. Le jardin, d'une superficie de 9 hectares, fournissait la cour en divers produits que La Quintinie parvenait à obtenir à contre-saison afin de satisfaire les désirs du roi : poires, pommes, fraises, figues, primeurs… Il développa pour cela plusieurs techniques de culture encore utilisées de nos jours, notamment diverses formes de taille des arbres fruitiers, ou l'emploi du fumier pour obtenir des primeurs.

Anobli par un Louis XIV reconnaissant, il est mort le 11 novembre 1688 à l'âge de 62 ans.

Il a laissé pour lui survivre les "Instruction pour les jardins fruitiers et potagers", avec un "Traité des orangers" suivi de "Quelques Réflexions sur l'agriculture", qui fut publié par le cadet de ses trois fils deux ans après sa mort et qui constitue l'un des tout premiers traités d'agronomie modernes.

http://perso.wanadoo.fr/jm.ouvrard/armor/fami/l/quintin.htm

La Plaque du jour a été photographiée à Paris.


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