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Aujourd'hui Mercredi 25 Février 2026, 56ème jour de l'année Nous fêtons les Concorde, les Gerland et les Nicéphore |
Très connu et apprécié du monde de l'Ovalie durant près d'un tiers de siècle, le journaliste sportif Roger Couderc est décédé le 25 février 1984 à Paris, il avait 65 ans. Il est inhumé à Mauvezin dans le Gers et un stèle à médaillon...rond perpétue son nom, son effigie et son souvenir.
Roger Couderc était né le 12 juillet 1918 à Souillac, dans le Lot.
Fils d'un restaurateur souillaguais, il obtient quelques piges de journaliste à Paris avant-guerre.
Vendeur à "La révolution commerciale" magasin de vêtements de Toulouse, et futur mari de la fille du patron, monsieur Girard., l'hebdomadaire "Midi Olympique" lui permet d'écrire son premier article lors de la finale Castres-Mont de Marsan en 1949 : Une pluie diluvienne ayant dispersé les spectateurs, il s'abrite sous le bouclier de Brennus et intitule son premier papier "ma finale sous le bouclier".
Cette collaboration dure un certain temps et La Radio-diffusion française l'engage pour commenter du rugby à XIII, jusqu'à ce que la télévision décide de s'intéresser pleinement au XV et l'engage au sein de l'équipe des sports où il commentera aussi, à l'occasion, des matchs de catch.
"Midi Olympique" du lundi 1er mars 2004 , à l’occasion du 20ème anniversaire de sa mort , relate qu’en 1950 il se fait embaucher à la radio par Georges Briquet et que sa vie bascule. En 1956 il fait sa première apparition sur le petit écran dans « Télé Match ». Sur l’une des deux photos qui illustrent l’article il est en train d’interroger avec un micro le joueur Gilbert Benausse à l’issue d’un match international de rugby à treize.
Quelques semaines plus tard Robert Chapatte descend de son vélo et rejoint Roger Couderc.
La bonhomie naturelle de Roger, son accent méridional, ses commentaires exaltés vont en faire très vite un animateur populaire. Qualificatifs extravagants, un certain paternalisme et chauvinisme bon enfant meublent ses discours: un passage sous-terrain menant au vestiaire du Parc des Princes s'appellera "Allée les petits", exclamation maintes fois prononcée sur les ondes.
Le site consacré au rugby à Cahors se souvient :
"Le Stade Cadurcien de la grande époque ne réussit jamais à battre le FC lourdais en championnat. Un an après le premier choc, le 16 février 1958, il y avait cette fois plus de 10 000 spectateurs pour voir les équipiers de Jean Prat (1)l'emporter de nouveau par 16 à 12, Le verbe coloré d'un quercynois avait certainement contribué à ce record d'affluence, jamais égalé depuis pour un match de championnat. Un certain Roger Couderc apportait en effet sa part à l'épopée légendaire du match en laissant déjà exploser sa passion et son lyrisme devant le spectacle donné par ses compatriotes."
(1) Par coïncidence Jean Prat dont l'équipe a tant désespéré Roger Couderc est décédé le 25 février 2005, le jour de la 1ère mise en ligne de la Plaque de Roger Couderc.
Pierre Albaladéjo, ancien demi d'ouverture de renom de l'US Dacquoise apportera, en tant que consultant, nom donné aux professionnels participant a ces commentaires, éléments techniques et avis mesurés.
L'intermède post mai 68 l'écarte provisoirement du petit écran. Il est viré, tout comme Robert Chapatte et Michel Drucker, et c'est la station Europe 1 qui l'accueille.
Il lance à ce propos l'expression "transistor à images", car grand nombre de téléspectateurs suivent les matchs télévisés le poste radio allumé, délaissant l'insipide et chauvin commentaire du remplaçant
Revenu à l'ORTF dans les années 70, il a officié sur Antenne 2 et il prendra sa retraite d'une longue carrière en 1983 avant une trop rapide disparition l'année suivante.
Il a écrit son livre testament l'année de son départ, justement intitulé "Adieu les petits !" Publié chez Solar et préfacé par Pierre Albaladéjo, une partie de ce livre est extraite de "Le rugby, le télé et moi"son premier livre publié en 1966 (alors qu'en écho Robert Chapatte publiait la même année également chez Solar ., "Le cyclisme, la télé et moi.")
En 1971 il avait publié en collaboration avec Henri Garcia (qui a aussi commis avec le légendaire journaliste Antoine Blondin "la fabuleuse histoire du rugby", et seul "les contes du rugby" et "les sommets de l'Olympe" ) aux Editions Verviers "Au soleil du Rugby", avec des anecdotes croustillantes et pleines d'humour et dix ans plus tard en 1981, "le Livre d'Or du Rugby" chez Solar avec Pierre Albaladéjo et une étonnante préface de Françoise Sagan.
Roger Couderc a fait longtemps partager ses émotions à l'antenne, mais partageait aussi un esprit collectif dans la rédaction de ses livres, tous dédiés au rugby, "sport co", servi par un chantre qui ne l'était pas moins.
Sources : Divers sites web, car étrangement beaucoup en parlent, mais par bribes, et l'excellent livre "Le rugby, viril mais correct" de Manuel Rodriguez-Blanco, aux éditions Loubatières. Les extraits m'ont été envoyés par Frédéric, un ami toulousain d'adoption, mais dont le cœur bat pour l'équipe d'Agen.
"Allez les Petits !"
La Plaque du Jour a été photographiée à Souillac, ville natale de Roger Couderc.
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