![]() |
Aujourd'hui 30 Août 2026, 242ème jour de l'année Nous fêtons les Fiacre et les Sacha |
L'écrivain Henri Barbusse, auteur du remarquable livre sur l'enfer de la première guerre mondiale,"Le Feu", est décédé à Moscou, le 30 août 1935 à l'âge de 62 ans.
Moscou lui fit des obsèques grandioses. Pendant trois jours, le prolétariat moscovite défila devant le catafalque exposé dans la vaste salle du Conservatoire puis sa dépouille fut ramenée en France.
Henri Barbusse était né le 17 mai 1873 à Asnières, dans les Hauts de Seine.
Il se fit connaître par un roman naturaliste, "L'Enfer "en 1908, mais son chef-d'œuvre demeure "Le Feu " paru en pleine guerre et devenu prix Goncourt 1916. (Il est à noter que le prix Goncourt n'avait pas été décerné en 1914, et qu'en 1916, un deuxième prix Goncourt a été décerné pour pallier cette absence : Prix attribué à Adrien Bertrand pour "L' Appel du Sol".)
"Le Feu", criant de vérité sur les réalités vécues au front, souleva les protestations du public de l'arrière.
Pacifiste durant la première guerre mondiale, il adhère en 1923 au Parti communiste Français et durant les années 20, il sera la figure de proue des congrès "antifascistes" organisés par l'Internationale Communiste.
Admirateur de la Révolution russe (Le couteau entre les dents, 1921), il anima le mouvement et la revue "Clarté "et chercha à définir une "littérature prolétarienne". Il séjourna en Russie et écrivit une biographie de Staline encore vivant (1879-1953) qui parut l'année de sa propre mort en 1935.
Il faut replacer cet ouvrage dans son contexte de 1935, avant la 2e guerre mondiale et la conférence de Yalta où Staline tout puissant à l'égal de ses pairs des nations démocratiques, n'avait pas encore été jugé par l'histoire pour les morts innombrables qui ont assis son pouvoir. Barbusse était pourtant déjà conscient du sang répandu et en donnait justification :
"Le chef qui avait sondé et perfectionné à ce point la pratique de réalisation, était sévère, brutal même pour les incapables, il était inexorable pour les traîtres et les saboteurs.-, mais on peut citer toute une série de cas où il intervint véhémentement en faveur d'hommes qui lui paraissaient accusés sans preuves suffisantes, par exemple Parkhomenko qui était condamné à mort, et qu'il fit libérer."
Barbusse ne survécut pas à cette biographie, et on ne peut pas savoir si, comme d'autres, avec le temps, il aurait pris ses distances avec la Révolution Russe. En tous cas, son écriture et ses convictions humaines semblent avoir été de bonne foi.
Henri Barbusse est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Pour en savoir plus :
http://www.northstarcompass.org/french/nscfr18/barbusse.htm
La plaque du jour a été photographiée à Trélissac, en Dordogne. Elle n'est malheureusement pas légendée.
Recherchez avec Cernedate © une année à partir d'une date incomplète.