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Diplomate, avocat, haut fonctionnaire et membre de l'Académie Française, Jules Cambon est décédé le 19 septembre 1935 à l'âge de 90 ans avec des états de service qui auraient justifié un Prix Nobel de la Paix.
Frère cadet de l’ambassadeur Paul Cambon (1843-1924), Jules Cambon était né à Paris, le 5 avril 1845 et s’illustra également dans la diplomatie.
Après des études de droit, il devint avocat en 1866. Lors de la guerre de 1870, il servit comme capitaine d’une compagnie de mobiles. Il entra ensuite dans l’administration et devint auditeur à la commission provisoire qui remplaçait le Conseil d’État.
En 1874, il poursuivit sa carrière en Algérie, d’abord à la Direction générale des Affaires civiles, puis comme préfet de Constantine. Dans les années qui suivirent, il occupa en 1879 les fonctions de secrétaire général à la Préfecture de Police de Paris, celles de préfet du Nord en 1882, puis de préfet du Rhône en 1887.
Il retrouva l’Algérie en 1891, comme gouverneur général et, en 1897, il fut nommé ambassadeur de France aux États-Unis. À ce poste, il négocia en 1897 la paix entre l’Espagne et les États-Unis. De 1902 à 1907, il succéda à son frère comme ambassadeur de France en Espagne.
Nommé en 1907 à Berlin, il y œuvra de toutes ses forces pour la détente des relations franco-allemandes et pour la sauvegarde de la paix. On peut mettre en exergue que s'il ne fut jamais prix Nobel de la Paix, il parvint néanmoins à éviter la guerre en 1911, au moment de la crise d’Agadir. Après la Première Guerre mondiale, il participa à l’élaboration du traité de paix, puis devint secrétaire général au ministère des Affaires étrangères, et enfin président de la Conférence des Ambassadeurs.
Ce diplomate, qui avait rendu de très grands services et dont la parole faisait autorité dans les milieux gouvernementaux, fut élu à l’Académie française le 16 mai 1918, au fauteuil de Francis Charmes. Il obtint dès le premier tour 19 voix, contre un total de 8 à ses deux adversaires. Il fut reçu le 20 novembre 1919 par Alexandre Ribot et reçut lui même Louis Bertrand en 1926, et le général Weygand en 1932.
Grand-Croix de la Légion d'honneur, il est l’auteur d’un ouvrage intitulé "Le Diplomate", nourri de son expérience et de ses souvenirs d’ambassadeur et de fin négociateur.
Source :
"http://www.academie-francaise.fr/immortels/index.html
La Plaque du Jour a été photographiée à Paris par un ami internaute qui a exécuté cette commande toute fraîche pour l'année 2003, avec une célérité dont je le remercie.
Hélas, pardon pour cette imposture, ceux qui connaissent la voirie parisienne, savent peut-être comme je l'ai découvert tardivement, qu'un seul Cambon y est honoré, et qu'il ne s'agit pas de Jules pourtant né à Paris, mais de Joseph, né à Montpellier (1754 (6?)-1820). Il occupe la voirie depuis 1879...et c'est donc sa plaque et non celle de Jules que vous admirez !
Il faut dire que Joseph Cambon habita le N° 15 de la rue.
Deux mots sur lui : Élu député à la Convention aux côtés de La Plaine en 1792, il rallia finalement les Montagnards et vota pour la mort du Roi Louis XVI. Nommé au Comité de Salut Public en 1793, il présida le Comité des Finances et créa le Grand Livre de la dette publique.
Jules, Joseph,
Prénommés à leur naissance,
Cela tombe sous le sens,
Mais la postérité qui les honore
Le ferait mieux encore
En gardant leur prénom,
Pour éviter toute confusion.
Tout ceci dit en vers...
Et c'est involontaire !
Comme à l'origine la plaque de l'un ne devait pas être prise pour la plaque de l'autre...
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