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Aujourd'hui Lundi 4 Mai 2026, 124ème jour de l'année Nous fêtons les Florian (patron des autrichiens et des polonais), les Sylvain et les Sylvaine |
Le 4 mai 1989, Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné, les deux leaders du FLNKS, sont assassinés par un Mélanésien lors de la commémoration du 1er anniversaire de la prise de la grotte de Gossanah sur l' île d' Ouvéa.
Leurs obsèques ont lieu le 7 mai, en présence de Michel Rocard, Premier Ministre.
La Nouvelle-Calédonie est une possession française depuis le 24 septembre 1853 et devient un Territoire d'Outre Mer le 28 décembre 1956, puis acquiert son autonomie le 22 juillet 1957. Découverte par un équipier du capitaine Cook le 5 septembre 1774, le français La Pérouse l' avait explorée en 1788.
Au début des années 1970, parallèlement au "boom" de l'exploitation du nickel, principale richesse de l'île, commencent les premières revendications indépendantistes d'autant plus légitimes que, à la même époque, un certain nombre d'archipels mélanésiens (Fidji, Vanuatu...) obtiennent leur indépendance. Pour s'opposer aux filiales locales des partis politiques français, favorables au statu quo, des indépendantistes fondent en 1976 le Front indépendantiste.
La situation s'aggrave dans les années 1980, les tensions entre Européens et Kanaks s'accroissent (bagarres entre autres), les premiers refusant l'indépendance, les seconds la réclamant. Nommé secrétaire général de l'UC en octobre 1981, Machoro en incarne le courant le plus ferme. Partisan de l'indépendance canaque socialiste, il se rend à deux reprises en Libye.
En septembre 1984, le front indépendantiste refuse la nouveau statut pour l'île élaboré par la France. Il se transforme en Front de libération nationale kanake et socialiste (FLNKS) ; Éloi Machoro en devient secrétaire général, et dirige une véritable insurrection qui éclate en octobre.
Après les incidents du 18 novembre 1984, le FLNKS constitue le 1er décembre un gouvernement provisoire présidé par Jean-Marie Djibaou ;
Machoro en devient Ministre de la Sécurité. C'est en fait le véritable chef de guerre du contre-gouvernement indépendantiste.
Le 12 janvier 1985 au matin la gendarmerie déclenche une opération pour libérer la maison d'un Européen occupée par le FLNKS. Les occupants s'enfuient, se réfugient dans une maison. Les autorités officielles indiquent que les occupants refusent de se rendre et que l'assaut a été déclenché après les sommations.. Durant l'assaut, Éloi Machoro et un autre kanak sont tués. L'État d'urgence est proclamé.
Il était le plus charismatique des leaders indépendantistes et donc détesté des Caldoches (les Européens de Nouvelle-Calédonie) qui approuvèrent sa mort voire manifestèrent leur joie à cette occasion. Pour le FLNKS, la mort d'Éloi fut un assassinat politique (ce qui n'était évidemment pas le point de vue officiel...).
Ensuite, la situation continua de se dégrader jusqu'en 1989 et n'atteint son paroxysme qu'à l' assassinat de Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné, les deux leaders du FLNKS.
Le 14 juillet 1989, un nouveau statut est mis en place pour l'île, puis en autre en 1998, soumis à un référendum le 8 novembre : Les Calédoniens ont à répondre par oui ou par non à la question suivante : " Approuvez-vous l'accord sur la Nouvelle-Calédonie, signé à Nouméa le 5 mai 1998 ? ".
Avec 71,86 % des suffrages exprimés, le " oui " l'a très largement emporté. Dix ans après les accords de Matignon, les différentes communautés ont signé un nouveau bail de vingt ans pour se créer un destin commun.
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Tjibaou
La Plaque du jour a été photographiée à Coulounieix-Chamiers, en Dordogne. Elle n'est malheureusement pas légendée.
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