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Aujourd'hui Mardi 11 Août 2026, 223ème jour de l'année Nous fêtons les Claire (patronne des Blanchisseuses, brodeuses, lavandières, gens de télévision), les Gilberte, les Suzanne, les Suzel, les Suzette, les Suzon et les Suzy |
La violoniste d'exception qu'était Ginette Neveu est née le 11 août 1919 à Paris. La 1ère Guerre Mondiale est terminée –est-ce un hasard ? – depuis neuf mois. Son avenir s'annonce radieux.
Enfant prodige, elle apprend le violon avec sa mère et elle fait des débuts au concert Salle Gaveau à Paris à sept ans et demi avec le concerto pour violon de Max Bruch.
En 1928, âgée de 9 ans, elle obtient le 1er prix de l'Ecole supérieure de musique et le prix d'honneur de la ville de Paris.
Elle travaille avec Line Talluel puis au conservatoire de Paris avec M.Boucher avec qui en quelques mois, elle obtient un premier prix.
Elle se présente au concours international de Vienne en 1931. A cette occasion, le violoniste hongrois Carl Flesh la remarque et la prend parmi ses élèves à partir de 1933.
Elle suit l'enseignement de Georges Enesco et va collectionner de nombreux prix. En 1935, elle participe au concours international Wieniawski à Varsovie. A 16 ans seulement, elle remporte le premier prix, devant David Oistrakh de dix ans son aîné, et elle connaît dès lors un succès grandissant dans le monde entier.
La guerre interrompt ses tournées mais lui permet d'approfondir son jeu et son répertoire avant de repartir sillonner la planète.
Le chef d'orchestre Herbert von Karajan la recommande à EMI, une des "majors" du disque, et elle va pouvoir enregistrer ses grandes interprétations du concerto pour violon de Brahms, du concerto pour violon de Sibelius, ou bien du Tzigane de Ravel par exemple.
Le 20 octobre 1949, soit 8 jours avant le drame, elle donna son premier récital salle Pleyel à Paris dans un programme au nom prémonitoire de « concert des adieux ».
Le jeu de Ginette Neveu était dense et d'une ampleur "magnifiée par une tendresse toute féminine". Les enregistrements qu'elle nous a laissés sont des témoignages d'autant plus précieux que le 28 octobre 1949, l'avion qui la transportait s'écrase aux Açores interrompant la longue carrière que pouvait espérer cette jeune femme de 30 ans qui repose désormais au cimetière parisien du Père Lachaise non loin de Frédéric Chopin.
Vous retrouverez Ginette Neveu à demeure dans une future "Rue des Destins", avec Marcel Cerdan, car le destin de ce boxeur amant d'Edith Piaf, a été de disparaître en l'involontaire compagnie de cette autre grande artiste. De façon bien inégale, la mémoire de tous trois est rappelée sur les plaques de nos rues.
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ginette_Neveu
Un lien :
http://www.tahra.com/?ref=465
La Plaque du Jour a été photographiée à Paris, et il est à regretter qu'aucune des plaques de la rue ne soit légendée. Un square lui est aussi consacré.
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