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Aujourd'hui Samedi 23 Mai 2026, 143ème jour de l'année Nous fêtons les Didier |
Le 23 mai 1908, François Coppée, poète parnassien, romancier, conteur, auteur dramatique, et académicien, disparaissait à l’âge de 66 ans. Sont venus depuis reposer non loin de lui au cimetière Montparnasse à Paris les cinéastes Jacques Demy, Yves Robert et Maurice Pialat.
Né à Paris le 26 janvier 1842, il publia outre divers romans aux titres et au contenu oubliés, des recueils de poèmes (Le Reliquaire en 1866, Les Intimités en 1867, Les Humbles en 1872) et de nombreux autres poèmes intéressants à des dates diverses, rassemblés sous d’autres titres : le cahier rouge, L’exilée, L’arrière-saison, Les mois (dont bien sûr le mois de mai).
Voici deux poèmes qui montrent de lui un personnage d’une poésie autobiographique austère, mélancolique et néanmoins belle.
Tous deux sont extraits de « promenades et intérieurs »
Il a beaucoup aimé et mis en poèmes sa ville natale :
« Le vrai fils de Paris ne regrette pas moins
Le relent du pavé que, toi, l'odeur des foins. »
« A Paris, en été, les soirs sont étouffants.
Et moi, noir promeneur qu'évitent les enfants,
Qui fuis la joie et fais, en flânant, bien des lieues,
Je m'en vais, ces jours-là, vers les tristes banlieues.
Je prends quelque ruelle où pousse le gazon
Et dont un mur tournant est le seul horizon.
Je me plais dans ces lieux déserts où le pied sonne,
Où je suis presque sûr de ne croiser personne.
Au-dessus des enclos les tilleuls sentent bon ;
Et sur le plâtre frais sont écrits au charbon
Les noms entrelacés de Victoire et d'Eugène,
Populaire et naïf monument, que ne gêne
Pas du tout le croquis odieux qu'à côté
A tracé gauchement, d'un fusain effronté,
En passant après eux, la débauche impubère.
Et, quand s'allume au loin le premier réverbère,
Je gagne la grand' rue, où je puis encor voir
Des boutiquiers prenant le frais sur le trottoir,
Tandis que, pour montrer un peu ses formes grasses,
Avec son prétendu leur fille joue aux grâces. »
…mais amateur des faubourgs déserts, il a aussi porté son
inspiration jusqu’aux secrets des bois.
Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ?
« Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois
À la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois.
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone,
Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,
Se balancent au vent sur un ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !
Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes
Dans le gazon d'avril, où nous irons courir.
Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ? »
… interrogation à laquelle l’écrivain Colleen Mc Cullough a apporté la réponse, oui ! « les oiseaux se cachent pour mourir » !
« À travers l'histoire d'une famille de pauvres paysans en Australie, la vie d'une jeune fille dont la raison de vivre sera son amour déchirant pour Ralf un curé aux grandes ambitions. »
Une cocasserie est ressortie du moteur de recherche qui, sans demande de ma part, a drainé, un site de comparaison de prix :
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Surréaliste, non ?
Une cinquantaine de poèmes de François Coppée, dont les deux cités, se trouvent ici :
http://poesie.webnet.fr/auteurs/coppee.html
Au théâtre, il donna à l'Odéon Le Passant en 1869, Severo Torelli en 1883, Les Jacobites en 1885, au Théâtre-Français Le Luthier de Crémone en 1877.
Nommé archiviste de la Comédie-Française en 1878, il démissionna après son élection à l'Académie qui eut lieu le 21 février 1884.
Il existe à l’Académie Française depuis 1994 un prix François Coppée destiné à l’auteur d’un recueil de poésies, et à Paris dans le quartier de Montparnasse, se trouve une brasserie nommée « le François Coppée », lieu de réunion de nombreux cercles généalogiques de plusieurs régions de France ( au moins sept ou huit) ainsi que des cercles d’amateurs d’arts et de poésie (une bonne dizaine).
C ‘est ici, publicité gratuite !
http://www.francois-coppee.com/presentation.html
Source :
http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=456
La Plaque du jour a été photographiée à Talence, en banlieue bordelaise. Elle n'est malheureusement pas légendée...
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