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Aujourd'hui 14 Juin 2026, 165ème jour de l'année Nous fêtons les Cyrille, les Élisée et les Méthode |
Le poète René Char est né le 14 juin 1907 à l'Isle sur la Sorgue dans le Vaucluse. il aurait eu 100 ans en 2007. Différentes manifestations lui ont rendu à l'époque hommage ainsi que son épouse encore en vie, et un magazine hors série lui a été consacré en kiosque.
Personnage indépendant, il est très vite attiré par la "marginalité".Enfant il se lie d'amitié avec les "matinaux", des espèces de vagabonds vivant au fil des jours et des saisons.
Ses premiers poèmes paraissent aux "Editions Le rouge et le noir" en février 1928 sous le titre "Les cloches sous le cœur". Ce recueil regroupe des poèmes écrits entre 15 et 20 ans.
L'année suivante il rejoint le groupe surréaliste et se lie d'amitié avec Picasso et André Breton. Il a alors 22 ans, tandis que la plupart des autres poètes (Aragon, Breton, Eluard...) ont autour de la trentaine. Il publie quelques tracts avec le groupe ainsi qu'un recueil "Ralentir travaux" en commun avec Breton et Eluard en 1930.
En 1934 il publie "Le marteau sans maître" et s'éloigne peu à peu du mouvement surréaliste.
Ne supportant pas les compromissions son œuvre, témoignage de son insoumission devant les agressions du monde et devient celle d'un solitaire.
En 1937 il dédie aux "enfants d'Espagne" son "Placard pour un chemin des écoliers".
En 1940 il est démobilisé et, sous le nom de guerre d'Alexandre, il deviendra résistant dès l'année suivante. Il est chef de secteur dans l'Armée secrète. La vie âpre, souterraine, des maquis des Basses-Alpes sera consignée dans les "Feuillets d'Hypnos" dès 1946:
A la libération il publie aussi "Seuls demeurent" suivi de "Poème pulvérisé" en 1947, deux livres qui assoient sa renommée.
En 1948 le danger de la pollution lui inspire la pièce "Le soleil des eaux".tandis qu'en 1965 il mène campagne contre l'implantation de fusées nucléaires sur le plateau d'Albion.
Il publie régulièrement jusqu'à sa mort : "La parole en archipel" (1965), "Le nu perdu" (1971), "Chants de la Balandrane" (1977), "Les voisinages de Van Gogh" (1985)...
Ultime consécration, ses œuvres complètes paraissent à la Pléiade en 1983.
Il meurt d'une crise cardiaque le 19 février 1988 et il est inhumé à l'Isle sur la Sorgue, son village natal, au vieux cimetière de la route de Cavaillon
En mai de la même année paraît le recueil posthume "L'éloge d'une soupçonnée".
Avec sa poésie abrupte, dépouillée au maximum, il est considéré l'un des plus grands poètes contemporains. Son apport à la poésie est l'un des plus important depuis Apollinaire.
Voici la première strophe de son poème "Allégeance" :
"Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?"
Il est aussi l'auteur d'une pensée que j'ai faite mienne depuis plus de 15 ans :
« Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience » (Fureur et mystère)
Lien :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Char
Pour en savoir plus :
http://www.pierdelune.com/char.htm
La plaque du jour a été photographie en 2004 à Boulazac en Dordogne, dans une voie pavillonnaire fraîchement dénommée. A mon premier passage d'ailleurs, la plaque n'était pas encore installée ! Un regret pour cette jeune plaque : Elle n'est pas légendée...
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