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Aujourd'hui Lundi 12 Janvier 2026, 12ème jour de l'année Nous fêtons les Césarine, les Tania et les Tatiana |
Le Maréchal Joffre est né à Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales, le 12 janvier 1852.
Fils d’un viticulteur aisé, Joseph Joffre effectue ses études secondaires au lycée de Perpignan, puis à Paris au lycée Charlemagne.
En 1869, il réussit le concours de l’École Polytechnique. Désigné pour la défense d’un fort parisien, il prend part à la guerre de 1870 comme sous-lieutenant du génie. Promu au grade de capitaine en 1876, il est affecté pendant quelques années à des travaux de fortification dans le Jura, puis revient en poste près de Paris.
C’est cependant aux colonies qu’il allait effectuer une grande part de sa carrière. Nommé outre-mer en 1885, il partit d’abord pour le Tonkin, puis pour le Soudan où il fut chargé de diriger la réalisation d’un chemin de fer. Il s’illustra dans la région en devenant maître de Tombouctou et en assurant les bases de la domination française, ce qui lui valut d’être promu au grade de lieutenant-colonel.
Directeur du génie au ministère de la Guerre, puis divisionnaire en 1905, il est nommé en 1910 membre du Conseil supérieur de la guerre. L’année suivante, il est choisi pour assumer les fonctions de chef d’État-major général. Dès le début de la Première Guerre mondiale, la France lui fut redevable de la victoire de la Marne. Mais, partisan de la stratégie dite du « grignotage », Joffre, en tant que généralissime, fut cependant comptable du tragique enlisement de nos armées à Verdun, la plus longue et meurtrière bataille de toute l’histoire, et de l’échec de l’offensive de la Somme...
La dignité de Maréchal de France qui n’avait plus été accordée depuis plus de vingt ans, lui a toutefois été conférée le 25 décembre 1916.
Le maréchal Joffre fut élu à l’Académie française le 14 février 1918, à l’unanimité des 23 votants, au fauteuil de Jules Claretie. Son élection marquait la reprise des scrutins, après l’interruption des années de guerre qui laissait neuf fauteuils vacants. Reçu le 19 décembre 1918 par Jean Richepin, il assista à la cérémonie, dans son uniforme de général d’armée, et non en habit vert que seuls les ecclésiastiques et les généraux en chefs sont dispensés de porter en la circonstance.
Dans La Vieille Dame du quai Conti, le duc de Castries rapporte au sujet de Joffre et de son attitude plutôt passive lors des séances du Dictionnaire l’anecdote suivante. Alors qu’on définissait le mot « mitrailleuse », le maréchal fut tiré de son somme et prié d’apporter ses lumières : « C’est une sorte de fusil qui fait pan, pan, pan », se borna-t-il à dire, et il referma les paupières.
Il s'est définitivement éteint le 3 janvier 1931 à l'âge de 79 ans et après avoir reposé deux ans aux Invalides, il est désormais inhumé à "La châtaigneraie", sa propriété de Louveciennes dans les Yvelines. Depuis la grille, on aperçoit le temple à rotonde qui l'abrite.
Pour en savoir plus :
http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=525
La Plaque du Jour a été photographiée à Saint-Astier, en Dordogne, localité désignée "Plaque de Plomb" 2002 pour le mauvais entretien de ses plaques. Celle-ci, parmi les moins mal conservées, est rehaussée par le feuillage qui l'entoure.
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