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Aujourd'hui 12 Avril 2026, 102ème jour de l'année Nous fêtons les Jules |
La chanteuse danseuse et meneuse de revue noire Joséphine Baker est décédée d’une hémorragie cérébrale le 12 avril 1975 à l’âge de 69 ans à Paris. Il était 5 heures du matin, l’heure où « Paris s’éveille »… Elle allait donner la quatorzième représentation de sa dernière revue, « Joséphine »,.et recevra des funérailles solennelles à l'Eglise de la Madeleine. en présence de 20.000 personnes. Ce fut sa dernière représentation. Des centaines de couronnes de fleurs seront ensuite dispersées dans toute la capitale et déposées sur les monuments aux morts de la Seconde Guerre Mondiale, car elle fut aussi une grande résistante et à ce titre d’ailleurs, la première femme d’origine américaine à qui les honneurs militaires furent rendus.
Elle repose au cimetière de Monaco.
Joséphine Baker est née Freda Joséphine McDonald à St-Louis dans le Missouri le 3 juin 1906 et a passé sa jeunesse dans les quartiers pauvres de la ville.
Après avoir rejoint une troupe itinérante de théâtre, elle part à Paris où elle danse dans "La Revue Nègre".
Très vite remarquée, elle obtient un contrat aux Folies Bergères et remporte un triomphe avec sa "danse sauvage" et sa fameuse jupe faite de bananes.
Ses frasques sont connues, et elle fut la maîtresse de nombreux hommes en vue, parmi lesquels Georges Simenon.
Georges Simenon passe l'été à Etretat, l'hiver, place des Vosges. Il rencontre Joséphine baker. Elle a 20 ans, lui 23, et immédiatement, c’est le coup de foudre. Leur brûlante liaison durera jusqu’en 1927
Alors que le centenaire de sa naissance à elle a eu lieu en 2006, pour le centenaire de la naissance de Simenon en 2003, l’Opéra Royal de Wallonie a produit la création mondiale d’une comédie musicale à grand spectacle évoquant la rencontre de Georges Simenon et de Joséphine Baker dans le Paris des « années folles » ;
Elle fut la première vedette noire, alors qu’ elle n'était pas nécessairement une bonne danseuse, ni une bonne chanteuse et, en meneuse de revue, elle était tout ce qu'il y a de plus conventionnel.
Le scandale qu'elle a déclenché en 1925, lorsqu'elle débarqua à Paris, en dansant mi-nue, dans la Revue nègre, des danses alors inconnues en France (le charleston, le black bottom, etc.), y est peut-être pour quelque chose.
Du côté de la chanson, elle nous a donné quelques succès dont une reprise de La petite tonkinoise (Scotto - Christiné - Villard) créée originalement par Polin, J'ai deux amours (Scotto - Koger-Varna), deux chansons qu'elle n'a cessé d'enregistrer au cours de sa longue carrière, de même que plusieurs chansons écrites pour elle : Dis-moi Joséphine (Bela - Lelievre - Varna - Marc Cab), Sous le ciel d'Afrique (A. de Badet-Dallin)
Au cinéma, Joséphine Baker a tourné quelques films dont deux méritent une mention :
"Zouzou" en 1934, une comédie de Marc Allégret avec Illa Meery, Jean Gabin, Pierre Larquey et Yvette Lebon. (La jolie mulâtresse Zouzou (Joséphine Baker) est éprise de son camarade d'enfance (Jean Gabin) qui lui préfère Claire (Yvette Lebon), la meilleure amie de Zouzou...)
"Princesse Tam-Tam" en 1935 de Thunder Greville avec Albert Préjean, Robert Arnoux et Viviane Romance (Le romancier Max de Mirecourt (Albert Préjean) fait passer pour princesse la jeune Arabe Aouïna alias Joséphine Baker qu'il a ramenée à Paris pour lui servir de muse. Confrontée à la vie parisienne, la jeune fille a des réactions surprenantes...)
Joséphine Baker fut un temps mariée à Jo Bouillon, le chef d'orchestre qui participa à plusieurs des enregistrements de Georges Guibourg, alias Georgius.
Naturalisée française en 1937, elle se retire dans le Sud-Ouest de la France, au château des Milandes en Dordogne entourée de ses douze enfants adoptés.
En 1953, Léo Ferré chantait en vedette américaine de Joséphine Baker, lors de son passage à l'Olympia.
Les vingt années suivantes, parsemées de réapparitions publiques, elle se consacra à nouveau à ses enfants adoptés. Celle qui avait eu deux amours, "mon pays et Paris", fit don loin de son pays et de la capitale de sa tendresse à ses protégés.
Des centaines de sites lui sont dédiés et l'on peut encore aujourd'hui se procurer en librairie, ses disques, et sa biographie.
Pour en savoir plus :
http://www.beaute-noire.net/histoire/baker.htm
http://www.milandes.com/
Site officiel de Joséphine Baker (en anglais) :
http://www.cmgww.com/stars/baker/
La plaque du jour a été photographiée à Sarlat, qui se trouve non loin du fameux château des Milandes de Joséphine.
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