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Johann Wolfgang von Goethe, écrivain allemand, l'un des phares de la littérature occidentale, est né dans la ville libre de Francfort le 28 août 1749.
Dès l'enfance tout le favorise. Il appartenait à une famille d'aristocratie bourgeoise. Son père, conseiller de l'Empire, était un jurisconsulte estimé, homme instruit du reste, qui avait fait un voyage en Italie et en avait rapporté le goût des arts. Sa mère, fille de l'échevin Textor, avait ce genre d'esprit qui s'allie à la bonté et qui ne blesse jamais; elle a pu se rendre à elle-même ce témoignage, « qu'elle n'avait jamais cherché à corriger personne ni offensé âme qui vive ». Beaucoup plus jeune que son mari, elle reportait tout son amour sur son enfant; elle s'associait à ses jeux, surprenait le premier éveil de son intelligence, devinait son génie naissant.
Goethe a pris une place exceptionnelle dans la culture allemande. Son importance pour l'identité culturelle allemande ne peut se comparer qu'à celle de Shakespeare pour l'identité culturelle anglaise. Il fut un des derniers hommes universels dans la tradition de la Renaissance et des Lumières, poète, dramaturge et romancier qui porta la langue allemande à son sommet, philosophe profond et original, savant capable de rivaliser avec Newton à propos de la théorie des couleurs, mais aussi botaniste et minéralogiste, dessinateur de grand talent, homme politique enfin, qui fit de la petite ville provinciale qu'était Weimar avant lui une des capitales de la culture européenne."
Malgré l'immense prestige dont il jouissait, il n'était pas ce Jupiter olympien qu'en font quelques-uns de ses admirateurs enthousiastes. Il était au contraire très bonhomme dans ses allures et dans ses habitudes, comme en témoignent ses entretiens avec Eckermann (1792-1854) et comme le représentent même une foule de peintures, de lithographies, de médailles, de bustes, etc. Pour s'en convaincre, il suffit de voir les portraits authentiques qui existent dans sa maison natale de Francfort. L'un de ses plus grands plaisirs était de s'occuper prosaïquement d'horticulture et d'agriculture, et même d'ornithologie et de minéralogie avec Eckermann.
Lorsque, arrivé au terme de cette longue carrière, on essaye d'en mesurer toute l'étendue et de l'embrasser d'un coup d'œil, on est d'abord frappé de la quantité d'ouvrages qui en marquent, pour ainsi dire, les étapes. Une telle fécondité est déjà le signe d'un grand génie. Mais ce qui étonne davantage, c'est la diversité de ces ouvrages.
Goethe a beaucoup écrit et dans tous les genres; il a semé, en outre, beaucoup d'idées dans sa correspondance, qui est aujourd'hui presque entièrement publiée, et dans ses conversations, dont une partie a été recueillie par ses amis.
On croirait à peine que Werther, Faust, Iphigénie, Hermann et Dorothée, pour ne citer que les chefs-d'œuvre, sont sortis de la même plume, sans parler de cette longue suite de poésies lyriques qui les accompagnent, depuis les chansons de la jeunesse jusqu'aux élégies romaines et aux ballades. Goethe a eu, comme tout écrivain, sa période de formation, de maturité et de déclin; mais sa maturité s'est prolongée au delà du terme ordinaire, et son déclin même n'a pas été sans force. De plus, il a toujours su découvrir la forme poétique qui pouvait s'approprier à chaque âge de sa vie, à chaque degré de son développement. Toujours aussi, il a trouvé les modèles qui lui convenaient. Il a subi tour à tour l'influence de Shakespeare, de Rousseau, d'Homère, des tragiques grecs, même des élégiaques latins, sans avoir jamais été ce qu'on appelle un imitateur. « Qu'y a-t-il de bon en nous, dit-il quelque part, si ce n'est la force et le goût de nous approprier les éléments du monde extérieur et de nous en servir pour un but élevé? » C'est cette faculté d'assimilation, de transformation et de renouvellement, ce rare mélange d'esprit critique et de génie créateur, qui est la marque distinctive de Goethe, et c'est par là qu'il est le vrai représentant d'une littérature qui, venue la dernière dans l'histoire, n'a pu se constituer que par une combinaison ingénieuse de toutes celles qui l'avaient précédée.
Goethe termina son plus grand chef-d'œuvre, le premier Faust, en 1806; il avait quatre-vingts ans en 1830 quand il mit la dernière main à son second Faust, œuvre (…) où il a cherché à faire la synthèse de ses idées en philosophie et en histoire naturelle.
En 1830, il suivit avec passion la fameuse lutte de nos deux grands naturalistes Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire; il fit même un résumé de la discussion qui s'était élevée entre eux à l'Académie des sciences; ce fut son dernier travail. Il mourut le 22 mars 1832, âgé de quatre-vingt-deux ans. Au moment où il allait rendre le dernier soupir, il fit ouvrir les volets de sa fenêtre, réclamant « plus de lumière ».
Ceci n’est qu’un extrait de la biographie proposée ici :
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Johann_Wolfgang_von_Goethe
qui se développe de façon très vivante sur l’équivalent de 25 pages et qui est suivie de la liste de ses œuvres.
La Plaque du Jour a été photographiée à Paris.
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