La plaque du jour

St Aubert a été le fondateur de l'abbaye du Mont St Michel en 709

Aujourd'hui Jeudi 10 Septembre 2026, 253ème jour de l'année
Nous fêtons les Aubert, les Ghislain, les Ghislaine et les Inès

Le 10 septembre 1524. (ou le 11 ?) Pierre de Ronsard, poète, fondateur du Groupe de la Pléiade, est né au château de la Possonnière, dans le Loir-et-Cher.

Le château avait été achevé en 1515 par son père à Couture-sur-Loir près de Vendôme. Pierre est le fils et sixième enfant de Louys de Ronsard (chevalier et maître d'hôtel des enfants de François 1er lors de leur captivité en Espagne) et de Jeanne Chaudrier.

Son père l'inscrit - au cours de l'année 1533 - au collège de Navarre. Mais ses résultats étant toujours aussi catastrophiques au bout de six mois, il fit jouer ses relations pour le faire entrer - à l'âge de douze ans - comme page à la cour de France auprès de nombreux personnages de l'aristocratie. Il prend en premier lieu son service auprès du dauphin François qui meurt trois jour plus tard puis auprès de Charles d'Orléans (le troisième fils de François 1er) puis de sa sœur Madeleine de France, épouse du souverain Jacques Stuart. Quelques temps plus tard, il la suit en Écosse...mais elle meurt peu après de phtisie en mars 1537.

Il reste encore quelque temps en Écosse puis prend le chemin du retour vers la France en 1540. Il passe par l'Allemagne où il séjournera trois mois chez son cousin humaniste et diplomate Lazare de Baïf avec qui il assistera à la diète de Haguenau . Il fait enfin un arrêt en Flandre, avant arriver en Alsace où il sera fait écuyer.

Des desseins militaires se profilaient pour son avenir. Mais atteint d'otite chronique, il en ressort non sans séquelles. Devenu à moitié sourd, il est obligé de réfléchir à sa nouvelle carrière carson handicap lui interdit un métier en rapport avec les armes. De retour à la Possonnière, il fait la connaissance de Paul Duc qui lui fera découvrir Virgile et Horace. C'est là qu'il commence à imiter sans grande réussite ces deux hommes illustres en écrivant des vers en latin. Il décide ensuite de tenter d'écrire en français malgré la volonté de son père qui voudrait l'inscrire à l'université de Paris au cours de la faculté de décrets.

En 1543, Pierre de Ronsard et son père séjournent quelques temps au Mans lors des obsèques de Guillaume du Bellay. En mars, il reçoit la tonsure de clerc (il ne sera cependant jamais prêtre) afin de pouvoir percevoir une source de revenus, celui des ecclésiastiques.

A cette époque, l' inflation de la vie courante fut telle, qu' entre l'avènement de François 1er et le règne de Charles IX, le coût de toute chose avait été multiplié par six. Les moyens pour la petite noblesse dont font partie Ronsard et les futurs membres de la Pléiade de trouver de quoi vivre sont de trois sortes : les bénéfices ecclésiastiques, l'achat d'offices ou bien l'armée.

L'année suivante, en 1544, le père de Ronsard décède. Il décide alors de partir chez Lazare de Baïf. C'est ce dernier qui arrivera à le convaincre de suivre - accompagné d'Antoine de Baïf - les cours de grecs dispensés par Daurat (ou Dorat). Puis, en 1545, c'est au tour de la mère de Ronsard de s'éteindre.

Entre temps, Ronsard s'est intéressé aux oeuvres littéraires de Clément Marot et se donne comme défi de devenir l'égal de ce dernier en réalisant la version française des Odes Épicuriennes d'Horace.

En 1547, il descend à Paris, au collège de Coqueret. Il y suit alors - et ce pendant plus de cinq ans - l'enseignement de Jean Dinemandi dit Dorat, poète et humaniste mais aussi principal du collège. C'est là qu'il trouvera tous ceux qui formeront avec lui la Brigade puis - par la suite - la Pléiade. Il s'agit de Joachim du Bellay, Etienne Jodelle, Jacques Peletier du Mans, Pontus de Tyard, Dorat, Jean Antoine de Baïf et Rémi Belleau. Il se retrouve très vite premier de son école, s'épanouissant d'une manière inattendue dans les lettres et la poésie. Cette année, c'est aussi la disparition de Lazare de Baïf.


Ses ouvrages "Les Amours", "La Continuation des Amours", "La Nouvelle Continuation des Amours" sont le fruit de l'inspiration que Ronsard trouva auprès de ses deux muses - deux jeunes filles qu'il rencontra - Cassandre Salviati et Marie l'Angevine.

Ses oeuvres eurent un succès notable car même le roi Charles IX devint son protecteur et le nomma Poète officiel de la Cour de France.

Ronsard est alors surnommé le "Prince des poètes" (entre 1550 et 1558) et reste très attaché à son Vendômois natal. C'est alors que lui sont attribué une aumônerie ainsi qu'un canonicat.

En 1551, surviennent quelques discussions houleuses à la Cour entre partisans de Ronsard et de Mellin de Saint-Gelais.

En 1552, Ronsard côtoie les proches du roi : Marguerite - sa sœur, Jean de Morel - son maître d'hôtel, Jean de Brinon, son conseiller, Michel de l'Hospital, son futur chancelier.

En 1553, la Brigade fête le succès de "la Cléopâtre captive" de Jodelle. Michel de l'Hospital arrive, non sans effort, réussi à réconcilier Ronsard et Mellin de Saint-Gelais qui avait ridiculisé une de ses odes devant Henri II. A l'automne, arrive l'épidémie de peste sur Paris. Ronsard quitte alors précipitamment cette ville pour une cure dans la région de Meaux.

Dans le même temps les guerres de religions éclatent, entraînant de nombreux massacres et assassinats entre protestants et catholiques. Ronsard prendra le parti des catholiques. A travers ses oeuvres des "Discours de la Misère de ce Temps" (en 1562-1563) et de la "Remontrance au Peuple de France", il exprime ses idées en faveur de la politique royale et lutte contre les huguenots. Face à de nombreux avis contraires au sien, il écrira ses "Réponses aux injures"

Il entreprend La "Franciade", épopée pompeuse dont il n'écrira que les quatre premiers chants sur les douze prévus au départ. Il perd toute inspiration à la mort de Charles IX auquel l'œuvre était dédiée.

Le nouveau roi Henri III laisse à Ronsard la pension que son prédécesseur lui accordait. Néanmoins, Ronsard perd son titre de poète officiel de la cour au profit de Desportes. C'est alors que Ronsard se retire dans l'un de ses prieuré en Touraine. Quelques temps plus tard, il fera la connaissance de la belle et jeune Hélène de Surgères pour qui il écrira 130 sonnets lui déclarant son amour. Ce sont les fameux "Sonnets à Hélène".

Entre 1578 et 1583, il reste dans sa campagne natale.

Prenant de l'âge, le poète souffre de goutte et d'insomnie. Il dicte ses derniers vers qui reflètent la douleur qu'il ressent et la mort qu'il voit avec encore plus d'acuité que dans ses poèmes de jeunesse, approcher à grands pas. Il meurt le 27 décembre 1585 dans son prieuré de Saint Cosme près de Tours, âgé de 61 ans. Il a été inhumé dans le prieuré de Saint-Cosme, en Indre et Loire, où il repose toujours.

Grâce à la lecture d'ouvrages des contemporains du Poète, il a été possible de retrouver l'emplacement du tombeau de Ronsard. Les indications décisives furent les suivantes : "à côté senestre du maître autel quand vous entrez dedans l'église". Le 10 mai 1933, deux groupes de fouilles dirigés par la Société Archéologique de Touraine ainsi que par l'Art Français retrouvent les restes humains de Ronsard, immortel poète de l'Ode à Cassandre :
[...]
" Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté."

Source :

http://www.renaissance-amboise.com/dossier_renaissance/ses_personnages/les_ecrivains/ronsard.htm

La Plaque du Jour a été photographiée à Bergerac, en Dordogne.


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