La plaque du jour

Aujourd'hui 22 Février 2026, 53ème jour de l'année
Nous fêtons les Isabelle

Le peintre Camille Corot, de son vrai nom Jean-Baptiste Corot, est décédé le 22 février 1875 à l'âge de 78 ans. C'était un proche de l'École de Barbizon.

Il était né à Paris le 16 juillet, au 125 rue du Bac. Sa mère, d'origine suisse, tenait, rue du Bac, un magasin de modes réputé à Paris. Son père, originaire de Bourgogne, gérait la partie financière et matérielle du magasin. Corot a eu deux soeurs: Annette-Octavie et Victoire-Anne. Il est mis en nourrice jusqu'à l'âge de 4 ans, à Presles. Il conservera durant toute sa vie des liens affectueux avec sa soeur de lait. Vers 7 ou 8 ans, il est en pension, jusqu'à 11 ans, rue de Vaugirard à Paris, chez Maître Letellier.

Entre 1807 et 1812 il est élève au collège de Rouen. Un ami de son père, M. Sennegon, demeurant dans le petit village de Bois-Guillaume, dans la banlieue de Rouen, lui sert de correspondant.

Après quelques difficultés scolaires à Rouen, il devient pensionnaire à Poissy, de 1812 à 1814, le temps de terminer ses études secondaires.

En 1815 il est apprenti chez un drapier, Monsieur Ratier, et il devient ami du neveu de son patron, Alexandre Clérambault. Il entre ensuite chez Monsieur Delalain, autre marchand de draps, et devient un ami de cette famille. Il peindra plus tard des portraits de toutes ses relations professionnelles de jeune homme. Durant cette période, il apprend le dessin et semble s'intéresser de plus en plus à la peinture.

Son père et sa mère achètent en 1817 la propriété de Ville d'Avray (ancienne Folie d'un financier du siècle précédent). Peut-être Corot s'est-il déjà lié avec Michallon, son futur professeur.

Ses parents l'autorisent à se consacrer à la peinture en 1822 : il a alors 26 ans. Il entre aussitôt dans l'atelier d'Achille-Etna Michallon (1796 - 1822). Ce dernier l'encourage à travailler en plein air, à Saint-Cloud, en forêt de Fontainebleau et même en Normandie, et à peindre "naïvement" la nature. Après la mort de Michallon, il entre dans l'atelier de Jean-Victor Bertin (1767-1842). Sa soeur cadette Victoire-Anne meurt cette année-là et son père reverse à Corot sa pension (1500 livres), qui lui permettra de financer ses études. Août: Il effectue sa première campagne de paysages en Normandie, chez ses amis Sennegon à Bois-Guillaume, près de Rouen.

Il fait en 1825 son premier voyage en Italie. Il s'installe à Rome en décembre 1825. Durant tout son séjour en Italie, il entretient une affectueuse et amusante correspondance avec un de ses amis de jeunesse, Abel osmond. Le départ vers l'Italie se fait en septembre avec son ami le peintre Behr. En octobre les deux hommes font halte à Lausanne. Ils arrivent à Rome en décembre et s'installent dans une chambre loué près de la place d'Espagne.

Corot quitte Rome en mai 1826 et remonte le Tibre en allant vers les montagnes de la Sabine. En juin-juillet: il séjourne à Civita Castellana, Viterbe et Castel Sant'Elia. En Aoûtet septembre il séjourne à Papigno, Terni, Piediluco et Narni. Et revient à Rome en octobre. En novembre il voyage dans la région des lacs d'Albano et de Nemi et en décembre il séjourne et travaille à Tivoli .

Il est à Rome au début de l'année 1827 et jusqu'en avril. De Rome, il envoie deux tableaux pour le Salon de 1827: Vue prise à Narni (qui se trouve désormais à Ottawa, The National Gallery of Canada) et Campagne de Rome (dit aussi La Cervara, Zurich, Kunsthaus). En avril: il séjourne à Olevano. En mai, il séjourne à nouveau à Marino. En juillet il revient au lac d'Albano et en août il est à Civitella et dans les environs de Subiaco. Il est de retour à Rome le 23 août. Il séjourne à Tivoli avec Léon Fleury. En septembre il effectue un second séjour dans la région de Civita Castellana et en octobre il séjourne à Castel Sant'Elia. Le 14 novembre, il est de retour à Rome où il demeure durant tout l'hiver.

Au printemps 1828 il voyage à Naples, sur les bords du Vésuve, à Capri et Ischia Il revient à Rome avant de rentrer en France par Venise, les grands lacs alpins et la Suisse.

Au printemps 1829, il travaille à Ville d'Avray et en forêt de Fontainebleau. De juin à août il séjourne en Normandie (il est en juillet à Honfleur) et voyage en Bretagne. En Novembre-décembre il peint le portrait d'Alexandre Clérambault. Durant cette période, il expose deux tableaux à la Galerie Lebrun à Paris "au profit d'une caisse ouverte pour l'extinction de la mendicité": Vue du château Saint-Ange et Vue de la place Saint-Marc à Venise.

Pendant les événements du mois de juillet 1830 , il quitte Paris et voyage à Chartres, avec l'architecte Poirot, puis vers le littoral normand et vers le Nord (Dunkerque, Boulogne, Bergues, Saint Omer, etc.). Il peint à cette occasion l'étude de La Cathédrale de Chartres (Paris, Musée du Louvre).

Corot a reçu la légion d'honneur en 1846 ainsi qu'une commande municipale pour décorer les fonts baptismaux de l'église de la rue Nicolas du Chardonnet à Paris.

Dans les années 1850, Corot a transformé sa façon de peindre : Il a développé des tonalités argentées et des effets de la lumière diffuse appliqués en quelques couches minces, au-dessus desquelles il a ajouté pour rehausser des petits touches de couleur plus lumineuses. La lueur vacillante douce et l'atmosphère évocatrice de ces derniers fonctionne plus tard ont gagné le succès commercial et celui de la critique

Pendant sa dernière décennie, Corot s'était tourné vers le simple portrait comme sujet. Les poses et les expressions méditatives de ces figures ont rappelé à quelques critiques contemporains la peinture de dix-septième-siècle, particulièrement le réalisme des images espagnoles et hollandaises. Les paysages de Corot sont cependant restés son travail le plus admiré, et signe de sa notoriété, sa vie durant des imitations ont été vendus sous sa signature.
Il fut précurseur de l’impressionnisme, mais attaché à la tradition classique du paysage et désireux de délivrer un message universel à partir de son sujet favori, la nature. Ses titres se sont souvent rapportés à l'endroit géographique qui a inspiré l'image. et l e poète Charles Baudelaire l'a tenu comme chef de file de la peinture contemporaine de paysage.

"Chez lui c'est presque toujours la même scène extérieure qui sert de thème à des variations incessamment nouvelles, toujours plus fines, plus délicates que les précédentes. Quelques bouquets gracieux de bouleaux légers et de trembles frémissants comme des plumes, enveloppés d'un ciel discret, quelques rougeurs éparses de toits en tuiles, quelques blancheurs confuses de vagues murailles, entr'aperçues dans les trous du feuillage, quelques silhouettes colorées et fugitives de bûcheronnes et de promeneuses marchant dans la rosée pâle du printemps, lui suffisent à composer une de ces idylles enchanteresses dont la séduction est certaine et le souvenir impérissable.»
Victor Champier "la Grande Encyclopédie" (1885-1902).

Du 9 janvier au 25 janvier 1875, il séjourne à Coubron, cité appréciée des artistes et demeurée la plus petite commune de la Seine Saint Denis . Il décède le 22 février et le 25, après une cérémonie à l'Eglise Saint-Eugène, rue Sainte Cécile, il est enterré au cimetière du Père Lachaise,. Au Salon, sont exposés à titre posthume: Les Bûcheronnes, Les Plaisirs du soir et Biblis...

Source :

http://www.culture.gouv.fr/culture/corot/francais/corobio.htm

La plaque du jour a été photographiée à Saint-Junien, en Haute-Vienne.


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