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Aujourd'hui Mardi 7 Juillet 2026, 188ème jour de l'année |
Voici soixante ans en 2004, le Ministre Georges Mandel emprisonné en Allemagne et rapatrié à Paris le 4 juillet 1944 est livré par les Allemands aux miliciens qui l’extraient de la prison de la Santé, et l’assassinent en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944. Georges Mandel a été la victime des représailles à l’ exécution le 28 juin du secrétaire d’état à la propagande de Vichy Philippe Henriot. Il avait 59 ans, et un monument a été érigé à l'endroit même où il fut abattu.
Selon sa biographie, Georges Mandel, homme politique et opposant ouvert au Maréchal Pétain, est né Louis Georges Rothschild à Chatou en Seine et Oise, le 5 juin 1885.
Issu d’ une famille juive aisée réfugiée d’Alsace en 1871, il prend en 1903 le nom de Mandel, nom de famille de sa mère. Après un passage dans le journalisme à « L’Aurore », puis au cabinet de Georges Clemenceau dès 1908, Georges Mandel devient son chef de cabinet quand celui-ci assume la conduite de la guerre en tant que président du conseil à partir de novembre 1917 à l’âge de 32 ans.
Elu député centre-droit de la Gironde à Bordeaux en 1919. il perd son siège pendant la période du cartel des gauches (1924-1928) et est réélu en 1928 jusqu’en 1940. Ministre des Postes en 1934-35, ministre des Colonies en 1938-40, il est appelé par Paul Reynaud au ministère de l’intérieur en mai 1940 d’où il fait arrêter plusieurs « cagoulards » pour intelligence avec l’ennemi.
(La Cagoule était une poignée d'hommes appartenant soit aux affaires, soit à l'armée, et contrôlant diverses organisations civiles et militaires créées pour prévenir et éventuellement combattre un complot communiste. En 1937, la trahison d'un des membres de l'organisation permit son démantèlement. Des dizaines d'hommes furent arrêtés, des centaines d'armes saisies, des projets de coups d'Etat mis au jour et plusieurs affaires criminelles tirées au clair. Le Front populaire s'empara de ce dossier . On cria au fascisme, on révéla l'imminence d'un coup d'Etat, on s'inquiéta des complicités au plus haut niveau. On dénonça les objectifs antisémites, antimaçonniques et anticommunistes de l'organisation, tandis que l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste furent accusées de financer la Cagoule. )
En juin 1940, à Bordeaux, Georges Mandel, député de la Gironde s'oppose de toutes ses forces aux manœuvres de Pétain, Laval, Marquet et Chautemps pour faire admettre l'armistice.
Il veut continuer la lutte en Afrique du Nord et, pour ce faire, après la démission du gouvernement Reynaud le 16 juin 1940, il organise le départ en Afrique du Nord, sur le Massilia, pour continuer la lutte aux côtés des Alliés, du Président de la République, les Présidents des deux Chambres et la majorité des Parlementaires. Malheureusement, La trahison des capitulards l'emporte, et, seuls quinze parlementaires guidés par Mandel et Jean Zay embarquent à bord du Massilia le 21 juin 1940. De ce fait, Georges Mandel ne peut prendre part au scrutin du 10 juillet 1940 relatif au projet de résolution donnant tout pouvoir au maréchal Pétain.
Les instructions de Pétain devancent le Massilia. Arrêté au Maroc par l’administration du général Noguès, il est transféré en métropole et incarcéré à Chazeron près de Clermont Ferrand, où il retrouve Paul Reynaud, Daladier et le général Gamelin.
Le 31 décembre 1940, tous les détenus sont transférés dans un hôtel de Vals en Ardèche. Le 7 novembre 1941, le "Chef de l'État français" prend la décision de condamner les quatre hommes d'Etat à la détention dans l'enceinte fortifiée du Portalet dans les Pyrénées (Où le dit « Chef de l’État », chacun son tour, sera lui aussi incarcéré en 1945). Mandel y est traité de manière honteuse dans une cellule de trois mètres sur trois mètres sans soleil.
Il sera ensuite interné au fort du Hâ près de Bordeaux.
Le 20 novembre 1942, le développement américain se produit en Afrique du Nord. Affolés, les Allemands envahissent la zone sud et Mandel et Reynaud sont livrés par le maréchal Pétain aux occupants.
Georges Mandel est interné à Orianenburg puis envoyé rejoindre Léon Blum à Buchenwald pour servir de monnaie éventuelle d'échange...De cette éventualité, le scénario d'échange a basculé à un tragique échange d'assassinats.
En 1994, pour le cinquantenaire de sa disparition, Nicolas Sarkozy a écrit une biographie le concernant : « Georges Mandel, le moine de la politique »
C' était aussi le personnage historique le plus admiré du regretté Jacques Villeret d'après son "Questionnaire de Proust".
Lien :
http://www.salan.asso.fr/mandel.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Mandel
La plaque du jour a été photographiée à Bordeaux.
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