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Aujourd'hui Vendredi 3 Avril 2026, 93ème jour de l'année Nous fêtons les Richard |
Le 3 avril 1902,
Henri Garat chanteur et acteur est né, à Paris, de son vrai nom, Henri Garascu.
Prince charmant, Boy au Casino de Paris, figurant au Moulin Rouge, il fait ses véritables débuts au côté de Mistinguett (en même temps que Jean Gabin), en 1924. - En 1926, il remplace Maurice Chevalier dans la reprise de "Ça, c'est Paris" mais il passe difficilement la rampe, n'ayant qu'un filet de voix. - En 1928, il est de la Revue Wagram (aux Folies Wagram, aujourd'hui l'Étoile) puis en 1929, il est de retour avec la Miss au Casino de Paris.
En 1930, il tourne son premier film en compagnie de Lillian Harvey : "Le Chemin du Paradis" de Wilhelm Thiele et Max de Vaucorbeil. - Il y chante " Avoir un bon copain " et surtout "Serait-ce un rêve ?" - Le succès est immédiat.
A l'époque, on chante partout, autant d'occasions pour le cinéma de populariser des refrains repris en chœur, dans la salle même, par le public des premières années du film sonore.
Sur des paroles de Jean Boyer et une musique de W.Heymann
dans le film "Le chemin du Paradis", Henri Garat chante la chanson
très connue à l'époque " Un bon copain ". En voici le refrain :
" Avoir un bon copain
Voilà c'qui y a d'meilleur au monde
Oui, car, un bon copain
C'est plus fidèle qu'une blonde
Unis main dans la main
A chaque seconde
On rit de ses chagrins
Quand on possède un bon copain "
Henri Garat tournera trente-cinq autres films de 1932 à 1943 dont en 1936 " C 'est un mauvais garçon " de Jean Boyer, au refrain de la chanson du film également très en vogue :
" C'est un mauvais garçon
Il a des façons
Pas très catholiques
On a peur de lui
Quand on le rencontre la nuit
C'est un méchant p'tit gars
Qui fait du dégât
Sitôt qu'y s'explique
Ça joue du poing
D'la tête et du chausson
Un mauvais garçon "
En 1942 commence pour lui un douloureux déclin. Tino Rossi l'a complètement éclipsé.
Ne tournant plus, il ne paraît plus à la scène. Il n'enregistre pas non plus. - Bref : il disparaît. - On le dit en Angleterre (où il a déjà eu un certain succès), aux États-Unis, sur la Côte d'Azur mais plus personne n'a de ses nouvelles. - En fait, plus personne ne s'intéresse à cet ex-jeune premier des années 30. - Son style est dépassé.
Il meurt le 13 août 1959 à l'âge de 57 ans, ruiné (au jeu ?), complètement abandonné, dans la salle commune de l'Hôpital d'Hyères et repose maintenant au cimetière parisien du Père Lachaise.
Pour en savoir plus :
http://www.chanson.udenap.org/
http://amis.univ-reunion.fr/Conference/presentation/16/
Pour se souvenir de cet artiste, une rue Garat photographiée à Bordeaux….mais avec la démonstration qu'une plaque de rue se doit d'être plus informative qu'en la circonstance :
La rue Garat ici présente, veut rendre en fait hommage à Dominique Garat. (1762-1823)
tel que le précise Roger Galy dans son ouvrage " Rues de Bordeaux "
" On le considère comme un des plus grands chanteurs qui aient existé, il avait été surnommé par ses collègues " l'Orphée Moderne "
….Comme quoi un Garat peut en cacher un autre, voire un troisième en la personne d'un autre Dominique Garat, (1735-1799) actif acteur de la Révolution française, et fervent défenseur avant l'heure du Pays Basque, mais lui aussi oublié.
Pour le bicentenaire de sa mort en 1999, l'historien basque Manex Goyhenetche dit ceci :
Il n'a fait l'objet d'aucune commémoration ni dans le monde abertzale, ni dans le monde culturel basque (à part l'Université Basque d'Eté) ni, à ma connaissance, dans les loges maçonniques, ou chez les héritiers directs des principes de la République française.
….et ne parlons pas de l'académicien Dominique-Joseph Garat (1749-1833)….oncle du chanteur de la plaque bordelaise, chargée de bien des honneurs d'un patronyme !
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