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Le 6 août 1881 Alexander Fleming, découvreur de la pénicilline, qui mourut anobli et prix Nobel de médecine, vit le jour comme fils de paysan, à Darvel en Ecosse, dans la ferme familiale.
Fruit d’un second mariage, il perdit son père à l’âge de sept ans. Devenu orphelin, le petit Alexander fut recueilli ainsi que deux de ses frères par Tom, l’aîné de la famille, médecin à Londres, qui s’occupa admirablement du clan et fit donner à ses frères la meilleure éducation possible. Alexander par exemple, poursuivit de brillantes études à la Polytechnic School, qui l’armèrent pour la suite. Toutefois si deux de ses frères avaient trouvé à s'employer dans une usine d’optique, il avait accepté quant à lui, un poste dans une compagnie de navigation qui ne lui convenait pas. Il dut y travailler durant quatre années, tout en acceptant son sort avec stoïcisme.
A l’âge de vingt ans, Alexander reçut, comme ses frères et sœurs, une partie de l’héritage de leur oncle John. Encouragé par Tom, il décida de consacrer cet argent à faire des études de médecine. Ainsi, après avoir réussi les examens d’entrée de l’université de Londres, il s’inscrivit à la Saint Mary’s Hopital Medical School en octobre 1901. Il s’avéra être un étudiant remarquable, ce dont témoignent les bourses et les nombreux prix qu’il recevra durant ses études. En médecine comme dans la vie, il était curieux de tout.
Encore étudiant, Fleming intégra le service d’inoculation dans le laboratoire d’Almroth Wright qui deviendra sa référence. Cependant, sans jamais abandonner ce travail de laboratoire, Fleming continua à préparer ses derniers examens de médecine. Il les passa en 1908 et, classé premier, obtint la médaille d’or de l’université de Londres.
Alors qu’il s’investissait pleinement aux côtés de son maître, la guerre fut déclarée. Dès les premiers mois de combats, Fleming, envoyé en France où Wright l’attendait déjà, servit son pays en étudiant les plaies fraîches dans les hôpitaux de l’armée. De cette manière, il put poursuivre ses recherches. Le conflit terminé, il retourna à Saint Mary’s, reprit ses études en bactériologie et fut nommé au poste de professeur en 1928.
C’est à cette époque que le Dr Fleming fit sa plus grande découverte Alors qu’il étudiait les staphylocoques dorés (bactéries responsables de la formation du pus), le hasard fit bien les choses.
En son absence, une des boîtes de Pétri dans laquelle il faisait une culture de bactéries avait été contaminée par une spore de moisissure. Les conditions climatiques contribuèrent également au bon déroulement de cette découverte. En effet, la boîte fut contaminée lors d’une période froide, ce qui permit aux moisissures de proliférer tandis que le développement des bactéries était bloqué. Ce n’est qu' après, lorsque le temps se réchauffa, que les bactéries purent se développer à leur tour. Lorsqu’il revint, Fleming constata qu’une zone d’inhibition s’était formée autour de la moisissure. Il observa donc que cette dernière produisait un fluide bactéricide qui agissait en inhibant ou en supprimant les staphylocoques dorés. Par après, il nommera ce fluide anti-bactérien “ Pénicilline ” car un autre chercheur l’informera sur la nature de la moisissure s’avérant être du “ Penicillium notatum ”.
Fleming comprendra presque instantanément l’intérêt du pouvoir bactéricide de la pénicilline. Cependant, il ne parviendra pas à l’isoler et ce sera deux autres chercheurs de l’université d’Oxford, Howard Florey et Boris Chain, qui, bien des années plus tard, en 1941, y parviendront en cristallisant la pénicilline par refroidissement afin d’obtenir une forme stable.
Durant la seconde guerre mondiale, Fleming intervint encore dans une nouvelle étape importante pour sa découverte. Ainsi, il trouva des moyens de vérifier la force et le degré d’activité du produit dans le sang, et, en 1943, il aida enfin à soigner l’infection de patients grâce à la pénicilline. Il fit bien plus que d’observer simplement les progrès de sa découverte en collaborant à l’avancement du programme de recherches britanniques. La production de pénicilline, vite organisée en raison des nécessités en temps de guerre, permit de sauver des milliers de vies et de maintenir les approvisionnements de fournitures médicales tout au long du conflit.
Après la période de guerre, la vie du Dr Fleming ne se limita plus simplement à des travaux de laboratoire mais prit une tournure importante. Il fut convié à animer de nombreux débats ainsi qu’à présenter diverses conférences ayant trait à ses différentes expériences. Cependant, il ne cessa pas pour autant de s’occuper et ensuite de diriger le centre d’inoculation de l’hôpital Saint Mary’s, qui deviendra par la suite l’Institut Wright-Fleming. Malgré cette énorme popularité, Alexander Fleming sut garder une sérénité certaine et rester de tout temps un homme modeste et un ami fidèle.
Le Dr Fleming fut largement récompensé et reçut tous les honneurs qui lui étaient dus. En effet, il fut nommé membre de la Royal Society de Londres en 1943, se vit recevoir la Croix de Chevalier en 1944, et le Prix Nobel de médecine en 1945 ainsi que la médaille du Mérite des Etats-Unis, pour ne citer que les titres honorifiques les plus importants. En outre, l’Association canadienne du médicament lui décerna également la médaille d’honneur (1945) afin de le récompenser des répercussions qu’engendra la découverte de la pénicilline dans le domaine scientifico-médical.
Sir Alexander Fleming mourut le 11 mars 1955 à la veille de sa retraite. Parti de rien, ses efforts pour l’avancement de la science et de la médecine afin d’apaiser la souffrance humaine trouvent peu d’égaux dans l’histoire et il mérite que l'on se souvienne de lui.
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander_Fleming
La Plaque du Jour a été photographiée à Bordeaux. Elle n'est malheureusement pas légendée.
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