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Aujourd'hui Lundi 15 Juin 2026, 166ème jour de l'année Nous fêtons les Bernard de Menthon (patron des habitants des Alpes, alpinistes et skieurs) et les Germaine (patronne des bergers et de la jeunesse agricole féminine) |
Juliette Dodu, Résistante de la guerre de 1870, est née à Saint-Denis de la Réunion le 15 juin 1848.
Son père était chirurgien de marine en poste dans l'île et décède deux ans après sa naissance. Sa mère se remarie plus tard avec un homme de la Possession.
Juliette part en Métropole en 1864, accompagnée de sa mère redevenue veuve. Grâce au soutien de l'Impératrice, elle obtiendra un poste de directrice au bureau télégraphique à Pithiviers.
La guerre de 1870 trouve la mère et la fille dans cette petite ville que les Prussiens avaient envahi le 20 septembre. Tous les moyens de communications avec le reste de la France sont coupés, sauf une liaison télégraphique avec Orléans. Juliette " aidant " sa mère, rétablit les communications en morse avec l'Armée française. Pendant 17 nuits, " la jeune créole inexpérimentée " intercepte les dépêches ennemies et les communique aux autorités françaises. Par ce geste, elle sauve ainsi la vie des 40 000 soldats du Général Paladines.
Dénoncée l'année suivante par une servante, elle fut condamnée à mort comme espionne. Elle adopta comme ligne de défense : " Je suis française et ma mère aussi. J'ai agi pour mon pays. Messieurs, faites de moi ce que vous voudrez ". Elle fut graciée par le Prince Frédéric-Charles de Prusse.
La signature de l'Armistice est venue 2 jours plus tard et Juliette fut libérée. Saluée comme une nouvelle Jeanne d'Arc, elle sera la première femme à recevoir la médaille militaire et la Légion d'Honneur à titre militaire.
Dans le décret du 30 juillet 1878 signé du président Mac Mahon, il est stipulé que Juliette Dodu " a intercepté des dépêches au péril de sa vie en 1870, a été condamnée à mort par l’ennemi et sauvée par la cessation des hostilités ".
Abandonnant le service des Postes en 1880, elle devient inspectrice des écoles et des salles d’asile.
Elle s’installe en Suisse et meurt à Clarens chez son beau-frère, le peintre Odilon Redon, le 28 octobre 1909. On lui fera des funérailles nationales. Une plaque est posée sur sa maison natale à Saint-Denis le 11 novembre 1924. Une rue et un établissement scolaire pour jeunes filles portent son nom.
Peu nombreuses sont les femmes sur les plaques de nos rues, très précurseur l' héroïsme de Juliette Dodu, qui pourrait être la Patronne des Résistantes, tant son acte est de la veine de la Résistance, telle qu'elle a eu cours durant la seconde Guerre Mondiale.
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Juliette_Dodu
http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=97634
La Plaque du Jour a été photographiée à Paris. Contrairement à beaucoup de plaques parisiennes, elle n'est malheureusement pas légendée.
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