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Georges Victor Marcel MOINAUX dit Georges COURTELINE, est né à Tours, le 25 juin 1858 chez sa grand-mère maternelle, dans une maison fort étroite et modeste qui existe toujours, 49 rue Georges COURTELINE, anciennement rue de Lariche.
(L'orthographe de son nom peut être MOINEAU selon l'état civil de Tours ou MOINAUX d'après le registre paroissial de Notre-Dame-La-Riche).
En 1880, son père le case dans un emploi au Ministère de l’Intérieur où il restera jusqu’en 1894 : il y effectue le travail d'expéditionnaire à la Direction Générale des Cultes. En 1881, il prend le pseudonyme de Georges COURTELINE, en se référant au roman de Renard, choisissant le nom du moineau qui s'appelle Courteline. De sa petite vie terne et tranquille, il tirera le sujet de ses contes à partir de ses années de collège, de son service militaire et de ses années de fonctionnaire.
Un peu trop facilement qualifié d'auteur de boulevard, a créé une oeuvre d'un humour sensible et d'une grande mélancolie.
Maître du langage comique, il a montré dans ses très nombreuses pièces (plus de cents farces, souvent très courtes), véritables tranches de vie comiques, la bêtise et les ridicules humains, révélant une tristesse profonde et une misanthropie certaine.
Courteline, maniant admirablement la langue française, savait varier les styles suivant les situations et les personnages, et n'hésitait pas à produire le rire en présentant des idées vulgaires en alexandrins, et inversement.
Ses pièces les plus célèbres sont : Boubouroche (1893), la Paix chez soi (1903), M. Badin (1897), le Commissaire est bon enfant (1899). Elles ont connu la gloire grâce à André Antoine, qui les a créées dans son Théâtre Libre.
Représentations de Courteline à l'Odéon :
- Un Client sérieux en 1916, en 1927, en 1935 et en 1938
- Les Mentons bleus, en 1943, puis 1950
En 1921, il est nommé Commandeur de la Légion d’Honneur. En 1926, l’Académie Française lui décerne son grand prix. La même année, il est nommé membre de l’Académie Goncourt. Il accepte car il y a " ni uniforme, ni concours. "
Amputé de sa première jambe en 1925, puis de l’autre en 1929, il demande à voir un prêtre et reçoit les derniers sacrements. Il meurt en 1929 à 71 ans, le jour de sa naissance c’est-à-dire le 25 juin. Il repose au cimetière du Père-Lachaise. Après sa mort, il ne tombe pas dans l'oubli. Roland DORGELÈS en 1930, fonde un prix Georges COURTELINE, à la mémoire de son ami. Roger CAQUET relancera ce prix qui est toujours décerné chaque année.
Il est par ailleurs encore régulièrement joué à la Comédie Française.
Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Courteline
http://www.alalettre.com/courteline-intro.htm
La plaque Courteline a été photographiée à Soyaux, en Charente. Elle n'est malheureusement pas légendée.
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