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Aujourd'hui 16 Août 2026, 228ème jour de l'année Nous fêtons les Armel (patron des aumoniers d'hopitaux), les Armelle et les Roch (patron des carriers, paveurs) |
Metteur en scène et acteur de génie, Louis Jouvet s'éteint le 16 août 1951 dans son théâtre parisien de l'Athénée. Victime d'une crise cardiaque, il était âgé de 63 ans. Il repose au cimetière parisien de Montmartre.
D'ascendance corrézienne et ardennaise, Louis Jouvet, de son vrai nom Jouvey , était né le 24 décembre 1887 à Crozon dans le Finistère, au hasard des missions de son père, conducteur de travaux publics.
Après l'obtention d'un diplôme en pharmacie , il rejoint Paris ou il débute dans une troupe de théâtre amateur en 19O7. Il masque alors son bégaiement par une diction syncopée qui le rendra célèbre. Il a fait du théâtre sa terre d'élection. Il était guidé par une foi qui l'avait entraîné dans son adolescence à braver les excommunications familiales selon lesquelles " Le théâtre est un métier honteux. " Après trois échecs à l'examen d'entrée au Conservatoire, il est engagé par Jacques Copeau en 1913 dans la troupe du Vieux Colombier : il y est régisseur, décorateur, assistant et enfin acteur.
Il a écrit : " Condamnés à expliquer le mystère de la vie, les hommes ont inventé le théâtre, chassés du Paradis terrestre, ils se sont créé cet artificiel et temporaire paradis."
Le mystère qu'il retrouvait sur la scène dans l'écriture du poète, dans le jeu du comédien, il s'est employé à en approcher au plus près. " Acteur, spectateur, machiniste, costumier, accessoiriste, peintre, souffleur et éclairagiste, j'ai assumé tous les rôles. " Il a tout lu sur son art, sa pratique et sa philosophie ; il a noté, soir après soir, ses observations, anxieux de surprendre une vérité.
En 1923, il devient directeur de la Comédie des Champs-Elysées. Il débute au cinéma, à 45 ans en 1932, avec deux adaptations de pièces de théâtre : "Topaze" et "Knock".
Soucieux de communiquer sa passion du théâtre , ses activités ne l'empêcheront pas d'assurer des cours au Conservatoire dès 1934. Il refusera par contre à deux reprises de devenir administrateur de la Comédie Française, par crainte sans doute de ne pas y trouver toute liberté.
Seul maître à bord, il le devient ensuite comme directeur du théâtre de l'Athénée en 1935. Il a voué ses dons, sa science et sa passion à renouveler le mystère de la création dramatique en servant les auteurs français, ses contemporains, au premier rang desquels Jules Romains avec Knock et la fameuse réplique restée célèbre entres toutes : "Ça vous chatouille, ou ça vous gratouille ?"
Surtout, il a révélé les " secrets " du théâtre au romancier Jean Giraudoux son acteur fétiche, et offert, avec lui, un auteur majeur au répertoire. Dans le scepticisme général, il lançait, à la veille de la " première " de Siegfried : " Ça ne fera pas un rond, mais ce sera l'honneur de ma vie d'avoir monté c'te pièce-là ! " Douze autres pièces de Giraudoux ont suivi, dont La guerre de Troie n’aura pas lieu en1935, Électre en 1937) ,Ondine en 1939, et La Folle de Chaillot en 1945…
Il adaptera aussi entre autres Jean Genet avec "Les Bonnes "et Jean-Paul Sartre avec "Le Diable et le Bon Dieu ".
Le patron était Molière, et il lui aura fallu des années de recherches et de réflexions pour s'autoriser, en 1936, à mettre magistralement en scène "L'École des femmes".
Le 7e art a fait appel a lui une quarantaine de fois : "Le cinéma est seulement un mode d’exécution dramatique où l’acteur peut utiliser ses talents mais non pas les découvrir ou les nourrir. " dit-il. Ce n’est pour lui qu’un moyen de subvenir aux dépenses que lui imposent sa passion du théâtre. Néanmoins, ses interprétations ne laissent jamais le spectateur indifférent, tel son rôle d'inspecteur désabusé dans " Quai des Orfèvres".
Si la réplique de Knock est "sa" réplique de théâtre, "sa" réplique de cinéma est sans conteste : " - Moi, j'ai dit bizarre ? comme c'est bizarre !" .dans "Drôle de drame" de Marcel carné, dialogué en 1937 par Jacques Prévert.
En juin 1941, alors qu'il jouit du prestige du public, de la confiance des autorités de Vichy et qu'on lui propose la direction des plus grands théâtres, il décide de planter là cette guerre, et de partir en tournée avec sa troupe en Amérique latine. Muni des autorisations nécessaires , il embarque à Lisbonne avec costumes, décors et archives. Peu désireux de revenir en Europe occupée, il prolongera sa tournée au-delà de la Libération.
De retour en France en 1945 , il reprend à Paris la direction du Théâtre de l’Athénée aujourd'hui devenu l'Athénée Louis Jouvet, théâtre où six ans plus tard la mort est venue lui signifier sa dernière représentation.
Le 50e anniversaire de sa disparition a fait l'objet d'une célébration nationale en 2001.
Source :
http://www.culture.fr/culture/actualites/celebrations2001/jouvet.htm
Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Jouvet
La plaque du jour a été photographiée à Soyaux, en Charente, elle n'est malheureusement pas légendée...
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