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Aujourd'hui Mercredi 24 Juin 2026, 175ème jour de l'année Nous fêtons les Baptiste, les Hans, les Iwan, les Jack, les Jean-Baptiste (patron des couteliers, rémouleurs, tonneliers, canadiens français, jordaniens), les Johnny, les Yann, les Yannick et les Yvan |
Le 24 juin 1894, le 5e Président de la République Sadi Carnot est comme souvent, en visite en province. C'est même sa 73e visite,depuis qu'il est devenu Président de la République Française en 1887 à l'âge de 50 ans, à l'occasion de la démission forcée de son prédécesseur Jules Grévy, dont le gendre avait transformé l'Elysée en usine à monnayer les décorations.
Alors arrivé à Lyon, il ignorait que venant de Sète, un jeune anarchiste italien du nom de Sante Jeronimo Caserio voulait, tel Ravaillac, attenter à sa vie. Comme motif, le refus de Sadi Carnot de grâcier les anarchistes tel le célèbre Ravachol, ou Auguste Vaillant qui lança une bombe sans victime dans l'hémicycle, ou encore Emile Henry qui pour venger Vaillant selon la spirale bien connue de la violence, lança une bombe cette fois-ci mortelle dans une gare parisienne.
Tous furent exécutés après leur jugement.
Cette fermeté coûta la vie à Sadi Carnot qui comme Henri IV, fut mortellement blessé à l'arme blanche dans la calèche qui le véhiculait.Ironie du sort, l'attentat eu lieu rue de la République, le long de la façade Ouest de la Bourse de Commerce.
Marie-François-Sadi Carnot était né le 11 août 1837 à Limoges, en Haute Vienne. Son curieux prénom lui avait été donné en souvenir d'un oncle, physicien (1796-1832)qui l'avait reçu durant la Révolution française, hors du calendrier Grégorien.
Il est le fils d'un avocat et homme politique, Hyppolite Carnot, membre du Gouvernement provisoire de 1848, et le petit-fils de Lazare Carnot, " l'Organisateur de la Victoire ", du temps de la Révolution française.
Il effectue de brillantes études à l'École polytechnique dont il sort major (1857) puis à l'École des Ponts et Chaussées (1863). Il se marie cette même année.
Nommé ingénieur à Annecy, il fait réaliser de nombreux travaux, notamment le pont de Collonges (Haute-Savoie) à partir de 1869.
Il entame une carrière politique peu après la proclamation de la IIIe République le 4 septembre 1870.
Le 10 octobre 1870 il se rend à Tours auprès de la Délégation de la défense nationale.
Nommé commissaire extraordinaire pour la Basse-Normandie le 10 janvier 1871, il démissionne dès le 7 février par fidélité à Gambetta.
Le 24 février il est élu député républicain modéré de la Côte-d'Or. et en mai, secrétaire de la Gauche républicaine.
Le 24 mai 1873 le maréchal de Mac-Mahon est élu président de la République
Le 31 décembre 1875 l'Assemblée nationale se sépare.
En février1876, Sadi Carnot est élu député de la seconde circonscription de Beaune puis dès mars secrétaire de la Chambre des députés. Il entre à la commission du budget.
En Octobre 1877 il est réélu député, membre de la commission du budget, et il entre au Conseil général de la Côte-d'Or.
Le 26 août 1878 il devient sous-secrétaire d'Etat aux Travaux publics (Charles de Freycinet ministre, Armand Dufaure président du Conseil). Il est reconduit dans ses fonctions par les cabinets Waddington et Freycinet.
Le 23 septembre 1880 il est ministre des Travaux publics dans le cabinet Jules Ferry.
Le 17 décembre 1880 est signé un pacte de confiance entre le Parlement et le ministre au sujet des lignes de chemin de fer et en février 1881 c'est début des négociations avec les grandes compagnies ferroviaires.
En Août 1881 il est réélu député.
Le 2 novembre 1881 sort la " circulaire Carnot " sur les tarifs des chemins de fer.
Le 14 novembre 1881 Gambetta remplace Jules Ferry.
Le 5 mai 1882 Sadi Carnot est élu président de l'Union démocratique, récemment créée.
En 1883 il est élu président de la commission du budget, président de la commission des voies navigables et vice-président de la Chambre des députés. Des conventions sont votées avec les grandes compagnies de chemin de fer.
Réélu président de l'Union démocratique, il soutient Jules Ferry, président du Conseil depuis février.
En avril 1885, d'abord ministre des Travaux publics, Sadi Carnot devient ministre des Finances dans le cabinet Brisson. Il jouit d'une réputation méritée de parfaite intégrité mais conserve difficilement son siège de député de la Côte d'Or.
Le 28 décembre 1885 Jules Grévy est réélu Président de l'Union démocratique.
Le 7 janvier 1886 après la chute du cabinet Brisson, Sadi Carnot est maintenu comme ministre des Finances par Charles de Freycinet.
De Novembre au 2 décembre 1887 le " scandale des décorations " provoque la démission du Président Jules Grévy.
A la suite du retrait de la candidature de Jules Ferry, les socialistes du groupe Blanqui ayant menacé de préparer une nouvelle Commune si Ferry était élu, Sadi Carnot est élu Président de la République le 3 décembre 1887.
Son mandat est marqué par la crise boulangiste, le début des attentats anarchistes et l'affaire de Panama. Au Palais de l'Elysée, Sadi-Carnot fait construire la salle des fêtes. Le 12 décembre, il appelle Pierre Tirard à la présidence du Conseil.
Le 14 juillet 1888, pour sa première Présidence de Fête Nationale, il prononce un discours au Champ de Mars à l'occasion du banquet des maires des chefs-lieux de cantons.
Il effectue de nombreux voyages dans toute la France : depuis le sud-ouest, du 25 avril au 1er mai 1888, jusqu'à Lille le 8 octobre 1892. et donne des milliers de francs aux hôpitaux et bureaux de bienfaisance des villes visitées.
Le 1er juillet 1894, après des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris, Sadi Carnot est inhumé au Panthéon où il repose aux côtés de son grand-père Lazare Carnot.
Le sculpteur Oscar Roty, auteur de la célèbre Semeuse de nos francs, a gravé une plaquette en argent de 80 X 57 mn à sa mémoire : A l'avers une Femme se tient devant sa dépouille. Au revers, le Cercueil est amené devant le Panthéon.
Source : Service des archives et de l'information documentaire
de la Présidence de la République.
http://www.roi-president.com/bio/sadi+carnot.html
Bibliographie : Patrick Harismendy : Sadi Carnot, l'ingénieur de la République ; Perrin, 1995.
La Plaque du Jour a été photographiée à Saint Junien, en Haute Vienne. Elle est abondamment légendée, dans un département, le sien, plus sensible à son souvenir.
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