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Le 2 mai 1857, le Poète et auteur de théâtre Alfred de Musset meurt à l'âge de 46 ans.
Il repose au Père Lachaise où, un peu délaissé alors, le cortège jusqu'à sa dernière demeure fut clairsemé.
Alfred de Musset était né à Paris, près du quartier latin, le 11 décembre 1810. Il appartenait, par son père comme par sa mère, à un milieu de solide culture littéraire, où le goût des vers bien faits et de la prose spirituelle demeurait chez les uns comme l'héritage précieux du siècle de Voltaire, tandis que le père même du poète gardait au cœur et communiquait à son fils le culte de Rousseau.
Introduit à dix-huit ans dans le cénacle romantique, il étonne par sa précocité et le charme de ses premiers poèmes. Ses Contes d'Espagne et d'Italie(1829), écrits en vers légers et fantaisistes, témoignent déjà de ses dons d'évocation aussi bien des paysages que des passions du coeur.
C'est au théâtre qu'il donne dès lors le meilleur de son talent, malgré le peu de succès de ses premiers essais dramatiques. " Un spectacle dans un fauteuil " (1832) et surtout " Comédies et Proverbes " (1840) révèlent son originalité et la finesse psychologique de ses compositions. " Les Caprices de Marianne " (1833) en font l'héritier de Marivaux, alors que " Lorenzaccio " (1834) fait songer au drame shakespearien.
Sa liaison malheureuse avec George Sand le pousse à écrire une comédie à la fois mélancolique et gracieuse, " On ne badine pas avec l'amour " qui est publiée le 1er juillet 1834 dans la Revue des Deux Mondes.
Il écrira beaucoup à George Sand qui fut sa muse et voici un des poèmes écrit pour elle quand il dut s'en détacher :
"Puisque votre moulin tourne avec tous les vents,
Allez, braves humains, où le vent vous entraîne ;
Jouez, en bons bouffons, la comédie humaine ;
Je vous ai trop connus pour être de vos gens.
Ne croyez pourtant pas qu'en quittant votre scène,
Je garde contre vous ni colère ni haine,
Vous qui m'avez fait vieux peut-être avant le temps ;
Peu d'entre vous sont bons, moins encor sont méchants.
Et nous, vivons à l'ombre, ô ma belle maîtresse !
Faisons-nous des amours qui n'aient pas de vieillesse ;
Que l'on dise de nous, quand nous mourrons tous deux :
Ils n'ont jamais connu la crainte ni l'envie ;
Voilà le sentier vert où, durant cette vie,
En se parlant tout bas, ils souriaient entre eux."
Un ton plus grave, un lyrisme plus douloureux, se font entendre dans les "Nuits" écrites entre 1835 et 1837 et parues dans la troisième partie des " Poésies nouvelles ", puis dans la " Lettre à Lamartine " et l'émouvant " Souvenir " de 1841.
Passé cette intense période de création, il écrit peu et le désenchantement s'empare de lui, avant que la maladie ne contraigne au silence cet "enfant du siècle", trop doué sans doute, et trop fêté à ses débuts pour affronter le malheur des années adultes.
Relativement négligé dans sa grande période de création, il pourra cependant voir naître sa gloire, surtout à partir de 1850.
Élu à l'Académie Française le 2 février 1852, il meurt encore très jeune, cinq ans plus tard.
Il reste par son éloquence, sa chaleur, sa sensibilité, celui de nos poètes romantiques qui parle le plus directement au cœur, un des plus modernes, malgré l'imperfection de la forme, par le drame moral et intellectuel qu'il a vécu ; son théâtre, longtemps méconnu, a trouvé au XXe siècle une audience considérable et presque unique. En particulier, au cours des années 1920-1935, aucun auteur français n'a eu droit à autant de représentations d'œuvres différentes.
Source : http://iquebec.ifrance.com/aaAstronad/Musset.htm
Pour en savoir plus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_de_Musset
La Plaque du Jour a été photographiée à Périgueux, en Dordogne.
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